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    Chef tu es, et tu demeureras (3) : La confiance.

    Pourquoi apprécie t’on un chef aujourd’hui ? J’entends déjà la masse ondulante des managers 2.0 crier au loup en me désignant comme rétrograde et traditionaliste, disant volontiers à qui veut l’entendre que la figure du chef n’existe plus, qu’il est l’heure de la transversalité bienveillante et sirupeuse de bons sentiments. Mais qu’importe, le chef ne sera jamais égal à toute autre figure de responsabilité ou d’autorité, car le chef ne mène pas un projet, non. Le chef mène à la victoire. Et qu’est ce qui fait l’on arrive à la victoire ? Ce lien partagé, si fort, qui s’appelle la confiance.

    La confiance accordée à son chef.

    Parfois, voire souvent les conditions d’action peuvent paraitre troubles et la réussite si loin semble ne pas être accessible pour l’équipe. De surcroît dans un monde aussi numérisé, et où l’information mais également la désinformation approchent la vitesse de la lumière. Pour autant, la seule ligne guide qui nous tient en équipe et vers le cap est bien la confiance accordée à notre chef. Ce lien indefectible partagé au travers d’un regard mais surtout prouvé dans l’action, l’adversité, plutôt que dans l’expression de mille mots. Prenons l’exemple de la bataille d’Austerlitz, rien ne laissait penser que la victoire se trouvait au bout. Par le terrain, par les conditions climatiques, par l’engagement des forces. Pour autant ce fut l’une des plus belles victoires de l’Empereur et de la France.

    Le plateau de Pratzen est la pièce maîtresse de la zone. La neige hivernale, encore peu épaisse, masque les dénivellations.Le brouillard pesant ne permet pas d’apercevoir la victoire.

    Aujourd’hui ce brouillard ce sont les nombreux filtres qui nous cachent la vue tels les réseaux sociaux, la désinformation, les théories de complot, les idées et rumeurs qui sillonnent les esprits. Croire en son chef c’est assurément croire en la réussite de la mission qui nous est confiée. C’est lui laisser le temps de penser sa stratégie, et nous laisser le temps de la mettre en oeuvre qu’importent les difficultés. C’est souvent dans la crainte que la victoire au bout se savoure pleinement. Cela lui donne un gout de …champagne.

    La confiance du chef envers les siens.

    Ce lien de confiance ne peut exister s’il n’est partagé. Recevoir la confiance c’est également la donner. Celle de se dire qu’il n’y a pas de faux semblants, ni aucune machination de la part de ses équipes, que l’erreur est humaine est que succomber parfois à la faiblesse d’esprit n’est que passager. Car la confiance est aussi pour une part , tolérance. Et ceci ne doit pas se voir comme une difficulté mais comme une opportunité, celle d’inspirer plus de confiance et de guider plus précisément nos adjoints et notre équipe.

    Pendant deux jours, Napoléon étudie scrupuleusement le futur champ de bataille qu’il a choisi. Il conseille à ses maréchaux :  » Jeunes gens, étudiez bien ce terrain,nous nous y battrons ; vous aurez chacun un rôle à jouer « .

    Avez-vous bien lu cette dernière phrase ? Napoléon exprime à chacun de ses maréchaux la confiance qu’il leur témoigne. On lit « sans vous, la victoire ne peut nous revenir, chaque action de votre part sera décisive ». Il n’est pas question de déléguer pour le plaisir de déléguer, mais bien de confier toute la stratégie en place et pensée, dans les mains de ces messieurs. Il en est donc de même aujourd’hui avec ses collaborateurs et collaboratrices directs. Pensez l’action, partagez l’action, et responsabilisez. Car la confiance c’est certainement, la responsabilisation de chacun pour construire et pérenniser un projet lourd de sens, celui de la réussite complète et totale de toute une équipe.

    Si la confiance ne fait pas tout, elle est l’essence même de toute relation et de toute collaboration. Si vous ne croyez pas à l’ensoleillement du lendemain faites confiance à votre chef, et il vous le rendra. En qualité de chef, ne faites pas de la délégation de scène, osez laisser de réels leviers d’action à vos équipes. Cela fera grandir vos équipes et vous laissera le temps de penser stratégiquement. Battez vous comme si votre vie dépendait de leur action,
    mais surtout battez vous comme si votre action était décisive pour la vie de vos équipes.

    B.M

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