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    Quand les maillons de la chaîne de survie sauvent la vie d’un homme.

    Jeudi 08 octobre 2020, 16h31, les sapeurs-pompiers de l'Oise reçoivent une demande de secours ...

    Photo Aurélien DHEILLY ©️Sdis60
    A partir de cet instant tout le professionnalisme de la chaine des secours va se mettre en oeuvre afin de tout tenter pour sauver la vie d’un homme. 

    L’appel concerne un homme qui est bloqué entre une remorque et son tracteur. C’est son collègue qui appelle les secours. 

    – C’est le PREMIER MAILLON DE LA CHAÎNE.  L’appel rapide est déterminant dans le déclenchement des secours. 

    L’opérateur du centre de traitement de l’alerte sera le DEUXIÈME MAILLON et va avoir un rôle prépondérant pour la suite de l’intervention. En effet celui-ci va guider les actions du requérant afin que ce dernier puisse porter assistance à son collègue: 

    • le dégager du piège mécanique dans lequel il est bloqué
    • Le guider pour réaliser le bilan secouriste qui va amener au constat que l’homme est en arrêt cardiaque
    • le guider dans la réalisation des gestes de réanimation cardiopulmonaire

    En parallèle il déclenche les secours adaptés, le VSAV de Nogent sur Oise et le chef de groupe du secteur. Le SAMU et la police sont évidemment avisés. 

    Les secours convergent sur place. Le chef de groupe est en réunion de travail avec un infirmier du SSSM (Service de Santé et de Secours Médical). Il décide, au vu des informations de départ de l’engager sur opération. 

    Lorsqu’ils se présentent, la situation est celle décrite. Un homme dont le cœur à cessé de battre. Le maillon suivant se met en place: 

    Les sapeurs-pompiers prennent le relai de la réanimation avec que concours le l’infirmier SSSM, qui va “techniquer” la victime en attendant la prise en charge médicale en commençant à administrer les médicaments prévus par le protocoles départemental.

    Celle-ci interviendra quelques minutes plus tard. Le SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) de Creil assure la prise en charge et au bout de quelques temps, le cœur de l’homme repart, il respire ! Encore un maillon de la chaîne qui est venu parfaitement se mettre en place. Cependant cette cinétique n’est encore pas terminée. L’homme doit être pris en charge dans un centre médical adapté. Il a été victime d’un traumatisme entraînant un arrêt cardiaque. Cette prise en charge doit être rapide. 

    Le médecin SMUR oriente donc vers l’un des 5  “traumas centers” parisien, l’hôpital Georges POMPIDOU. Et c’est évidemment un transport héliporté qui sera le vecteur le plus rapide. DRAGON 75 assurera donc la mission. 

    L’homme est pris en charge à Pompidou où il va subir une intervention complexe mais pour laquelle l’équipe médicale se dit confiante.

    En synthèse

    Cette chaîne du secours a ici parfaitement démontré son efficacité : 

    • une alerte précoce 
    • un opérateur guidant le sauveteur dans les premiers gestes et envoyant les secours adaptés. N’oublions pas le rôle prépondérant qu’ont ces femmes et ces hommes qui répondent 24/24 dans les centres d’appels avec un très grand professionnalisme
    • Les sapeurs-pompiers qui une fois encore ont déployé leur savoir- faire. De l’équipage du VSAV qui réalise les gestes salvateurs, à la présence du SSSM qui va préparer la médicalisation du SMUR, en administrant les médicaments qui ont été sélectionnés par la chefferie médicale-médecin-pharmacien-infirmier)  au chef de groupe qui par sa décision au départ et son implication dans la bonne organisation de l’opération va permettre une coordination optimale de celle-ci. (il sera aidé sur cette opération par un chef de groupe apprenant et le chef de centre qui s’est rendu sur place) 
    • De l’action du SMUR qui va prodiguer les soins médicaux et choisir la destination adéquate en veillant à ce que la victime puisse supporter le vol en hélicoptère. Opération traitée par les équipes de la Sécurité Civile et les célèbres DRAGON.
    • un trauma center (Georges POMPIDOU) avec des équipes spécialisées dans la prise en charge de ce type d’accident et qui font véritablement en sorte que tout le travail réalisé en amont ne soit pas uniquement un sursis de quelques heures pour une victime.
    • Les forces de sécurité intérieur (Police-Gendarmerie), ici composées de la police nationale et de la police municipale, qui sécurisent les abords de l’intervention afin que les secours puissent travailler en toute sécurité et que la population ne soit pas exposée à un danger particulier. 

    Nous souhaitons bien sûr un prompt rétablissement à la victime afin qu’elle puisse rapidement rejoindre ses proches.

    Crédit photo SDIS 60

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