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    Embarquement à bord d’un TGV médicalisé.

    Face au nombre croissant de patients souffrant du COVID-19, hospitalisés en réanimation, les plateaux franciliens et du Grand-Est, principaux foyers de concentration des cas déclarés, approchent dangereusement de la saturation. Aussi en prévision du pic imminent de la pandémie, des transferts inter hospitaliers s’organisent. Depuis une semaine apparaissent donc des convois sanitaires extraordinaires: des TGV médicalisés. Objectif: désengorger les services de réanimation en transférant un certain nombre de patients vers des hôpitaux de province, jusqu’alors moins sollicités et disposant de places en réanimation.

    La logistique mise en œuvre est impressionnante. Le transfert des hôpitaux vers la gare est assuré par des colonnes composées de véhicules associatifs (Croix-Rouge, Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme, Ordre de Malte, Fédération Nationale de la Protection Civile), accompagnés de médecins et infirmiers. Des rames TGV ont été intégralement aménagées (on peut d’ailleurs saluer au passage un petit côté MagGyver, le brancard sanglé sur les appuie-têtes des sièges, il fallait oser!) pour devenir des hôpitaux ambulants tous équipés. Le transport est ainsi assuré vers Angers, Bordeaux, Saint Etienne ou encore Brest sans le moindre relâchement de la surveillance médicale. Médecins, infirmiers et secouristes se relaient en permanence au chevet des patients.

    Une rame de TGV transformée en hôpital ambulant
    Une rame de TGV transformée en hôpital ambulant. Crédit photo: Florian B.
    Ingéniosité et système D sont au rendez-vous pour assurer un transport en toute sécurité. Crédit photo: Florian B.

    Une fois les patients arrivés et installés à destination, les équipes de soignants font retour vers Paris, parfois par des voies inattendues, comme un avion de transport affrété par la Marine Nationale par exemple.

    Point noir de cette décentralisation, l’éloignement qui vient encore ajouter à l’angoisse des familles, déjà privées du droit de visite. Face à la saturation imminente, il était cependant impératif de répartir la charge pour poursuivre les admissions. 

     

    De nouveaux convois sont prévus dans les jours à venir, notamment vers le Sud et l’Ouest de la France. 

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